Micro-entreprise ou SASU en 2026 : quel statut choisir ?
C'est la question que se posent la plupart des créateurs. En 2026, plusieurs paramètres ont changé : nouveaux seuils de la micro-entreprise, ACRE réformée, hausse de la flat tax sur les dividendes. Voici un comparatif à jour pour trancher.
Sommaire
Le comparatif en un coup d'œil
| Micro-entreprise | SASU | |
|---|---|---|
| Création | Gratuite, en ligne, en quelques minutes | Statuts, dépôt de capital, annonce légale, frais de greffe |
| Plafond de chiffre d'affaires | 83 600 € (services) / 203 100 € (vente) en 2026 | Aucun |
| Cotisations sociales | % du chiffre d'affaires encaissé | Sur la rémunération du président uniquement |
| Charges déductibles | Non (abattement forfaitaire pour l'impôt) | Oui, toutes les charges réelles |
| Protection sociale | Travailleur indépendant | Assimilé salarié (régime général, hors chômage) |
| Dividendes | Non applicable | Flat tax de 31,4 % depuis 2026 |
| Comptabilité | Livre des recettes | Comptabilité complète, bilan annuel |
| Responsabilité | Patrimoine professionnel séparé (statut d'entrepreneur individuel) | Limitée aux apports |
Les cotisations de la micro-entreprise en 2026
Le micro-entrepreneur paie un pourcentage de son chiffre d'affaires, qu'il fasse des bénéfices ou non :
- 12,3 % pour la vente de marchandises ;
- 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC) ;
- 25,6 % pour les professions libérales relevant de la Sécurité sociale des indépendants, 23,2 % pour celles relevant de la CIPAV.
À ces cotisations s'ajoutent la contribution à la formation professionnelle et l'impôt sur le revenu (ou le versement libératoire, sur option).
ACRE : attention au changement. Depuis 2026, l'ACRE n'est plus automatique, elle est réservée à certains publics et l'exonération est réduite. Pour les créations à partir du 1er juillet 2026, un micro-entrepreneur éligible paie 75 % du taux normal la première année, contre 50 % auparavant. Détails dans notre guide des aides à la création.
Le fonctionnement de la SASU
En SASU, l'entreprise paie l'impôt sur les sociétés sur son bénéfice : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions) puis 25 %. Le président peut ensuite se rémunérer de deux façons :
- Un salaire : il ouvre des droits à la retraite et à la protection sociale du régime général, mais les cotisations sont élevées (de l'ordre de 75 à 80 % du net) ;
- Des dividendes : pas de cotisations sociales, mais la flat tax est passée de 30 % à 31,4 % en 2026, et ils n'ouvrent aucun droit à la retraite.
Le président de SASU ne cotise pas à l'assurance chômage au titre de son mandat.
Quel statut pour quel profil ?
La micro-entreprise est faite pour vous si…
- vous démarrez ou testez une activité, seul ;
- vous avez peu de frais (consultant, formateur, freelance du numérique) ;
- votre chiffre d'affaires restera durablement sous les seuils ;
- vous voulez une gestion administrative minimale.
La SASU est faite pour vous si…
- vous avez des charges importantes (matériel, sous-traitance, déplacements) à déduire ;
- vous visez un chiffre d'affaires au-delà des seuils de la micro ;
- vous travaillez avec de grands comptes qui préfèrent contracter avec une société ;
- vous envisagez d'accueillir des associés ou de lever des fonds.
Simulez avant de choisir
Le bon choix dépend de votre chiffre d'affaires, de vos charges et de votre situation personnelle. Le simulateur officiel de l'Urssaf (mon-entreprise.urssaf.fr) permet de comparer gratuitement votre revenu net selon chaque statut. Pour un accompagnement personnalisé, découvrez notre service de création d'entreprise à Montpellier.
Dans les deux cas : une adresse de siège
Micro-entreprise ou SASU, il vous faut une adresse de siège social. En domiciliant votre entreprise dès le départ, vous protégez votre adresse personnelle et vous gardez la même adresse si vous passez un jour de la micro-entreprise à la société. À Montpellier, c'est le choix de la majorité des créateurs : trois sur quatre démarrent en entreprise individuelle.
Checklist : créer son entreprise en 2026
Les 30 points à cocher, à imprimer :
- du projet au statut ;
- formalités et justificatif de siège ;
- les 10 démarches après l'immatriculation.